Spinoza et Foucault

Vendredi 13 avril 2012, 21h

Ste Anne, CMME, 100 rue de la Santé, 75014, Paris

Pascal Séverac

Spinoza et Foucault

Séverac est philosophe, directeur de programme au Collège International de Philosophie. Spécialiste de Spinoza, il a récemment publié un article qui a attiré notre attention, comparant certains traits de l’analytique du pouvoir chez Foucault avec la politique spinoziste de l’affect.

Nous lui avons proposé de venir nous en présenter l’esquisse, et par là nous introduire à une lecture de Spinoza.

L’article «  Connaissance du politique par les gouffres. Spinoza et Foucault » est paru dans l’ouvrage collectif dirigé par Yves Citton et Frédéric Lordon, Spinoza et les sciences sociales, Editions Amsterdam.

  Comme nous l’avons écrit précédemment, le mode de fonctionnement de Pratiques de la folie est en mutation. Nous essayons d’ouvrir un certain nombre de pistes, à partir du travail de quelques uns. Il y a eu la présentation des Réseaux de santé mentale, qui débouchera sur une soirée avec Robert Castel, puis la séance annoncée sur Canguilhem avec Céline Lefève qui a été reportée vendredi 15 Juin, et cette fois-ci nous proposons une rencontre qui est une manière d’entrer dans la lecture de Spinoza.  Là encore il s’agit d’évoquer des questions plutôt à l’émergence de leur formulation que au moment de conclure.

Quelques uns d’entre nous se sont mis en effet à la lecture de Spinoza, qui semble une référence majeure pour penser le politique par une autre voie que Foucault ou Marx. Frédéric Lordon par exemple en particulier fait un détour par Spinoza pour renouveler l’abord de la servitude volontaire et de la gouvernementalité selon Foucault.

Entrer dans Spinoza ne se fait pas sans affect et sans une certaine joie aussi, pour reprendre deux de ses concepts. Mais le champ de lecture est immense et souvent ardu. Alors, plutôt que d’attendre de s’y retrouver, nous proposons là encore de faire part d’un commencement, à partir toutefois d’une entrée par la case Foucault, dont nous sommes moins ignorants.

À signaler le Marx, Prénom Karl, de nos amis Dardot et Laval ((Gallimard), pavé de 700 pages que nous tournerons sur le gril quand la lecture sera assez avancée. Que les volontaires se fassent connaître.

Enfin, il est possible de prendre l’initiative d’une soirée bibliothèque, si vous voulez faire connaître et/ou mettre en discussion un livre ou un article.

 

 

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