L’autisme, une question politique ?

 Vendredi 29 novembre 2013, à 21h.

Amphi de la CMME, Sainte Anne, 100 rue de la Santé

L’autisme, une question politique ?

 Stéphane Arfeuillère, Franck Chaumon, Vincent Perdigon

Il est proposé une séance de travail pour construire un cadre de réflexion concernant ce qui s’est passé autour de « l’autisme », à partir des quelques remarques suivantes.

1 L’ampleur du mouvement d’opinion qui a repris les critiques adressées aux analystes est un fait. La question est celle de sa signification, et de la réponse qui lui est apportée.

2 La mise en cause de la psychanalyse a été cette fois non pas seconde (comme dans l’affaire des psychothérapies) mais première, frontale.

3 La réponse des psychanalystes a été foncièrement défensive. Elle a consisté en un plaidoyer pro domo (il existe des psychanalystes spécialisés et compétents) et consensuel (ils travaillent avec d’autres spécialistes, dans une perspective « intégrative »).

4 Les critiques adressées aux analystes n’ont pas été véritablement reçues par eux, prises au sérieux, spécialement celles concernant les parents.

5 Les praticiens du mouvement critique (par exemple anti-asilaire) en psychiatrie se sont trouvés attaqués dans le modèle même des propositions qu’ils avaient construites : logique de la discontinuité, temps partiel etc.

  Le point crucial de notre critique est le suivant : le débat a été maintenu dans le territoire balisé d’une question de spécialistes. Théorie contre théorie, savoir contre savoir, expertise contre expertise. Chacun a répondu en faisant valoir sa bonne pratique ou sa bonne élaboration.

  Malade ou handicapé, l’autiste na pas été pensé comme citoyen (pour ne pas dire sujet de droit). Les propos tenus se réclamant toujours d’une caractéristique intrinsèque au dit autiste. C’est au point par exemple que l’on a réussi a garder le fameux « packing » comme problème technique, comme s’il ne posait pas – comme toute pratique psychiatrique – la question du pouvoir et de ses abus.

  Nous proposons un échange et un débat à propos de cette « affaire de l’autisme ». Signalons que le débat est ouvert entre nous, comme il s’entendra sans doute dans les trois propos introductifs.

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