Détours de l’objet

  Pas de communautés humaines sans objets.
  Ce qui circule, ce que l’on échange, ce qui nourrit le pacte ou la révolte, ce que l’on revendique ou refuse, ce qu’on espère ou rejette est l’occasion d’incessants regroupements, de disjonctions répétées, d’une mésentente fertile.

  Il peut advenir que ce qui fait valeur pour un sujet – et qui ordinairement trouve place dans la vie en commun – s’avère impossible. « Folie » est un des noms de cet impossible rapport à l’objet. Objet en trop, absolument singulier, impossible à perdre : la psychose impose de revenir à cet en-deça du glissement infini de l’échange. Le fétiche et l’objet phobique peuvent servir de contrepoint à cette élucidation.

  Le parcours de l’objet à l’oeuvre est une manière d’interroger ce franchissement. Les pratiques de la folie témoignent dans leur diversité d’un travail à cet endroit. Les voies en sont multiples, qu’il s’agisse de ce qui opère dans la cure, ou des formes variées par lesquelles sont nommés les objets selon des modes concertés : créations, ateliers, productions…
  Dans ces détours se cerne l’objet même de la perte.

Intervenants:

Pierre Antoniucci, Jean-Pierre Baud, Jean Bazin, Paul Brétecher, Christine Chaumon, Pierre Fedida, Frédéric Gros, Claude Rabant, Jesper Svenbro.

 

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